10.05.2008

Appel à la mobilisation pour une politique éducative ambitieuse

Le budget 2008 qui sera appliqué à la prochaine rentrée est contesté par les élèves, les parents d'élèves, les personnels, les étudiants, les associations éducatives complémentaires de l'enseignement public et tous les partenaires de l'École. Les mobilisations vont croissantes et portent l'exigence de moyens pour la réussite et la démocratisation du système éducatif.


Les 11 200 suppressions de postes entraîneront des classes surchargées, rendant impossible le suivi individuel des élèves. Dans le second degré cela va conduire à des disparitions de formations et d'options et la fin de dispositifs pédagogiques et de soutien innovants.


Conjuguée aux retraits de moyens, la mise en place précipitée, sans réflexion préalable et sans concertation suffisante, du bac pro 3 ans dans les LP, suscite des inquiétudes légitimes quant à la prise en charge des élèves en enseignement professionnel en particulier ceux qui sont en difficulté.


Dans le premier degré les projets de programmes traduisent une vision passéiste et rétrograde de l'École, ainsi qu'un recul pédagogique et didactique. Ils remettent en cause les cycles et s'accompagnent d'une apparente volonté d'externaliser l'aide aux élèves en difficulté en rejetant la responsabilité de l'échec scolaire sur les familles.


Ce budget de rigueur et les suppressions de postes concernent tous les secteurs comme l'Éducation nationale mais aussi l'Enseignement Agricole Public et tous les personnels, se traduisant par une aggravation des conditions de travail et un fonctionnement plus difficile pour notre système scolaire.


Les annonces budgétaires pour les prochaines années confirment que cette politique de régression en lien avec la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) pourrait s'installer dans la durée.


La transformation de l'École implique une toute autre dynamique pour le système éducatif et pour les métiers de l'éducation.


Pour obtenir des budgets ambitieux qui permettent une transformation de l'École,

Pour mettre en oeuvre une autre politique éducative mettant la réussite de tous les élèves au centre de ses préoccupations,

Les organisations signataires appellent à poursuivre et amplifier les mobilisations en cours :


• en organisant localement, dès la rentrée des vacances de printemps, des rencontres entre parents, lycéens, personnels de l'éducation et responsables des associations éducatives complémentaires de l’enseignement public pour mieux les informer.


• en développant dans la durée des actions s'opposant aux conséquences du désastreux budget 2008 :

 

par une journée nationale d'actions diversifiées le 15 mai,

 

par l'organisation samedi 24 d'une grande journée de mobilisations, de rencontres avec la population et de manifestations dans tous les départements.

 


Ceméa, Confédération Étudiante, CRAPCahiers pédagogiques, FCPE, FercCGT, FIDL, Les Francas, FSU, GFEN, ICEMPédagogie Freinet, Jeunesse au Plein Air, Ligue de l'Enseignement, SgenCFDT, Sud Éducation, Sud Étudiant, Unef, UNL, Unsa Éducation

16.04.2008

Une nouvelle video des élèves du Lycée Bellevue

Voici l'acte 3 de "sauvons nos options" toujours réalisé par les élèves du Lycée Bellevue qui pour être en vacances n'en restent pas moins vigilants.
 
 
pour mémoire, les actes 1 et 2 

Question écrite au gouvernement

Question écrite au gouvernement de Patrick BLOCHE, Député de Paris et Maire du XIème - déposée le 9 avril 2008

M. Patrick Bloche attire l’attention de M. le Ministre de l’Education nationale sur la menace qui plane sur les collèges et lycées publics suite au projet de suppression de  postes pour la rentrée 2008.
 
Dans le cas du Lycée Voltaire, situé dans le 11ème arrondissement de Paris, le rectorat a annoncé, en février dernier, la suppression, à la rentrée prochaine, de huit postes de professeurs et de deux classes.
 
Pendant près de trois semaines, le lycée a été bloqué et plus aucun cours n’a eu lieu, alors même que les examens de fin d’année se profilaient. Enseignants, élèves et parents d’élèves se sont en effet mobilisés face à une décision de suppression de postes qui vient aggraver des conditions d’enseignement déjà difficiles. Les cours ont finalement pu reprendre partiellement le 7 avril au matin. Quelques avancées ont été obtenues auprès du rectorat : maintien d’une classe de seconde, de trois postes de professeurs et engagement oral concernant le maintien sous condition de la classe de première S.
 
Ces avancées sont très insuffisantes et laissent planer des doutes notamment sur la nature des heures d’enseignements obtenues (heures postes ou heures supplémentaire). La mobilisation continue donc au Lycée Voltaire. Cette mobilisation se généralise puisque, dans les rues, des collégiens et lycéens, venant souvent d’établissements les plus défavorisés, affirment leur volonté de bénéficier d’un enseignement de qualité garant d’une égalité des chances. Ce sont les dispositifs pédagogiques spécifiques qui sont, en premier lieu, menacés par les suppressions de postes envisagées. Ils étaient 10 000 à manifester dans les rues de Paris, le mardi 8 avril.
 
Dans ces conditions, M. Patrick Bloche souhaiterait connaître les aménagements que prévoit le Ministre de l’Education nationale pour répondre à la situation préoccupante générée par les suppressions de classes et de postes. Il souhaiterait connaître également les dispositifs que le Ministre de l’Education nationale entend mettre en place pour assurer le rattrapage du temps de classe perdu à la suite de la mobilisation légitime des enseignants, élèves et parents d’élèves.


11.04.2008

Le gros mensonge de Xavier Darcos

 
 
Rappelons donc à Mr le Ministre la situation du lycée Voltaire.


Ce qui était annoncé par le rectorat de Paris :

a- 8 postes de professeurs supprimés, dont 6 départs en retraite non remplacés ;

b- 1 poste de CPE (Conseiller Principal d'Education) supprimé ;

c- 2 postes de surveillants supprimés ;

d- 1 classe de seconde supprimée ;

e- 1 classe de 1ère S (scientifique) supprimée.


Suite à la mobilisation massive des professeurs, des parents et des lycéens, a été obtenu :

a- le maintien de 3 postes de professeurs ;

b- le maintien des 2 postes de surveillants et l'obtention de 2 postes supplémentaires ;

c- le maintien de la classe de seconde, mais sans la totalité des heures de cours (27 heures quand une seconde demande 37 heures pour fonctionner) ;

d- sous condition d'effectifs, le maintien de la 1ère S (mais sans qu'il soit possible de préciser ces conditions : faut-il 35 élèves pour maintenir la classe ? et dans ce cas, s'il n'y en a que 30, que fait-on de ces élèves ?)


Donc au final et à ce jour, au Lycée Voltaire :

- 5 postes de professeurs sont supprimés

- ainsi qu'un poste de CPE

- et d'autres "petites choses"....


Et Monsieur Xavier Darcos c'est donc permis là un bien gros mensonge !
 
 
 
Sur France-Info, professeurs et lycéens ont rétabli cette vérité des chiffres que cherche si courageusement à dissimuler Mr Xavier Darcos (mais l'on sait aussi que notre ministre a bien du mal avec les chiffres) :
 
 

podcast

 

08.04.2008

Voltaire dans Le Parisien et sur CAP24

A la suite de l'opération "Voltaire affiche sa colère", organisée par les parents hier soir, Le Parisien consacre un article à la mobilisation de la cité Voltaire :

 

Le lycée Voltaire reste mobilisé

mardi 08 avril 2008 | Le Parisien

LP/NOEMIE PINGANAUD.

Hier, ce lycée parisien a repris le travail après vingt et un jours de blocage. Mais tout le monde est prêt à reprendre le mouvement.

SYMBOLE de la mobilisation, le lycée Voltaire (900 élèves) était bloqué depuis le 17 mars pour protester contre la suppression de huit postes d'enseignant et d'un poste de CPE (conseiller principal d'éducation). Hier matin, cet établissement de l'avenue de la République a finalement repris les cours. A l'appel du syndicat lycéen Fidl, professeurs, parents et élèves devraient cependant se rendre à la manifestation prévue cet après-midi, avant d'entamer, jeudi, une grève à l'appel de tous les syndicats du second degré.

La « grande lessive » des parents d'élèves. Des dessins humoristiques, des tracts... et des lettres à l'attention du président Sarkozy protestant contre la « réduction des moyens ». « Inquiets » des conséquences de cette grève sur la scolarité des élèves, les parents d'élèves affiliés à la FCPE se sont décidés à organiser des « alternatives » au mouvement. Hier soir, lors d'une « grande lessive » devant la façade élégante du lycée, ils ont suspendu leurs messages à une corde grâce à des pinces à linge...

« Nous sommes pour la reprise des cours, même si nous continuerons à nous battre pour que nos enfants aient des professeurs et des classes, souligne Brigitte Lamandé, présidente de la FCPE du lycée, mère d'un lycéen de 17 ans et d'une collégienne de 13 ans. Mais à deux mois et demi du bac, nous n'avons toujours pas de date annoncée pour le bac blanc ! »

80 % des professeurs mobilisés. Des assemblées générales « tous les jours », des « réunions hebdomadaires » à la Maison des métallos (XI e) avec « les établissements de l'Est parisien concernés »... Professeur d'histoire-géo et syndiqué au Snes, Rémi Kranzer reconnaît que les enseignants - dont 80 % se sont mobilisés - ont employé les grands moyens. Dans le couloir, des affiches appellent à manifester aujourd'hui et jeudi. « L'académie a finalement renoncé à supprimer trois postes, mais ce n'est pas suffisant ! » peste-t-il. Nous nous mobiliserons jusqu'à ce que tous les postes soient réattribués. »

Les élèves « à l'avant-garde ». Du côté des élèves, la « reprise est plutôt dure », comme le confesse Tristan, 17 ans, élève en première scientifique, en oubliant presque qu'il a fait le pied de grue devant la porte du lycée tous les matins, dès 7 h 15, pendant trois semaines... Tristan se félicitait hier matin que le lycée Voltaire ait été « à l'avant-garde » de la contestation parisienne. « Grâce aux profs, on est les seuls à avoir résisté si longtemps », sourit-il, en précisant que « quelques terminales » ont « quand même râlé » à cause du bac. Avant de retourner préparer la manifestation de cet après-midi.

Camille Neveux

 

A noter également, la probable diffusion sur la chaîne de la TNT, CAP 24, d'un reportage réalisé ce midi devant le lycée Voltair. Diffusion ce soir à 18H45 et 19h30 sur le canal 24 pour ceux qui ont la TNT, ou sur le canal 15 pour ceux qui ont le câble, ou encore sur internet : émission Cap Info Soir...
 
 
 

01.04.2008

Alternative au blocage, deux exemples

Quand l'imagination est un contre-pouvoir :

 

 "Action symbolique lors de la venue de l'inspecteur général des arts plastiques dans notre lycée pour protester contre la réduction inquiétante des moyens attribués aux lycées français."

 

 "Spot réalisé à l'initiative des élèves, réalisé par les élèves eux-même pour montrer leur désaccord avec la diminution des moyens attribué aux lycées de France."

 

Actions et videos réalisées par les élèves du lycée Bellevue d'Albi, dans le Tarn - trouvées sur Sauvons nos Options.

 

RTL à Voltaire

Ce matin, devant Voltaire, une caméra pour la télévision et trois micros pour les radios. Ce midi, au journal de RTL : 

podcast

Interview de Eric Vagnier, avec sur le site RTL, la présentation suivante :

Les lycéens maintiennent la pression. Leurs deux principales organisations (FIDL et UNL) ont appelé à de nouvelles manifestations un peu partout en France, ce mardi et jeudi, pour dénoncer les 11.000 suppressions de postes prévues dans l'Education à la rentrée 2008, essentiellement dans le secondaire.

Dans la capitale, les manifestants se rassembleront à ce mardi 14 heures aux abords des jardins du Luxembourg pour un défilé en direction du ministère de l'Education nationale. Selon l'Union nationale lycéenne (UNL), des défilés étaient prévus dans toutes les grandes villes, notamment à Toulouse, Strasbourg, Lille, Lyon, Marseille ou Rennes. 

Jeudi dernier, environ 8.000 personnes, dont une majorité de lycéens et d'enseignants, avaient manifesté à Paris, Lyon et Marseille, selon la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL). Outre les suppressions de postes, les lycéens dénoncent également la réforme des bacs professionnels.

Auteur : Bénédicte Tassart

 

Cet après-midi, France 2 devait être présent devant le lycée pour le départ vers la manifestation - 14h ...

Question écrite au Ministre


Madame Nicole BORVO COHEN-SEAT attire l’attention de Monsieur le ministre de l’Éducation nationale sur la menace de diminution de moyens pour les collèges et lycées parisiens. Le rectorat prévoit de supprimer 3000 heures de cours par semaine pour les collèges et les lycées. Ces suppressions de moyens dans l'enseignement amplifieront considérablement les inégalités scolaires à Paris, en réduisant les chances de réussite des élèves et, en premier lieu, des élèves en difficulté, lesquels sont nombreux dans la capitale.
 
Cela suscite beaucoup de réprobation dans la communauté scolaire qui se mobilise fortement comme au lycée Voltaire dans le 11e arrondissement par exemple. Dans ce dernier suite à une rencontre entre les représentants de la communauté scolaire et le rectorat quelques avancées ont pu être obtenues mais cela reste insuffisant. Les enseignants, les parents d’élèves et les lycéens réclament toujours que la 1e S de leur établissement soit maintenue avec le nombre d’heures et de postes afférents et de maintenir les 5 postes de professeurs en lettres, histoire/géographie et anglais ainsi que le poste CPE. Ils souhaitent également que le rectorat précise par écrit ses engagements. Elle lui demande ce qu’il compte faire en ce sens.

Plus généralement il faut malheureusement constater que toutes ces mesures prises sans concertation avec les enseignants et les parents entrent dans le cadre d’une politique de démantèlement en profondeur de l’ensemble du système éducatif public. Cette logique fait la part belle à l’enseignement privé alors que plus que jamais les jeunes ont et auront besoin pour faire des choix dans leur vie personnelle et professionnelle de bagages importants leur permettant d’agir dans la société.

Elle lui demande ce qu’il compte faire pour que soient rétablis des dotations viables à Paris comme ailleurs.

Paris, le 31 mars 2008
Nicole BORVO COHEN-SEAT, Sénatrice Communiste de Paris
Présidente du Groupe Communiste Républicain et Citoyen au Sénat


30.03.2008

Le député-maire du XIème à Voltaire

Patrick BLOCHE Maire du 11°, nouvellement élu, sera demain matin au lycée Voltaire.


Nous lui demandons d'intervenir pour que le rectorat se positionne sans ambiguïté sur la maintien de la septième 1°S, ainsi que sur le maintien des postes supprimés au lycée.

Nous devons, parents, être présents en nombre afin de lui faire part de nos attentes et exprimer notre volonté que les cours reprennent - et que cela dépend très sensiblement des réponses apportées par le Rectorat, dont l'attitude contribue très largement au blocage de la situation.


SOYONS NOMBREUX demain LUNDI 31 mars 2008 DEVANT LE LYCEE à 8H.


Faite circuler très largement ce message - Téléphonez aux parents que vous connaissez - Mobilisons-nous !

 

les parents d'élèves FCPE 

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